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8 décembre 2011

Un délice orange

Dîner au coin du feu de bois de la Brasserie du Prince d’Orange est un délice inégalable! C’était d’ailleurs une véritable chance d’avoir pu s’attabler à l’une des trois tables au coin du feu très prisées en hiver.

Dès notre arrivée, l’on nous propose l’apéritif maison: un mojito royal. Juste à point: pas trop froid, pas trop sucré et succulent accompagné de toasts aux herbes à tartiner d’une tapenade de poivrons rouges, le feu nous réchauffant délicieusement l’échine. La soirée commençait bien.

Le service est plus qu’à la hauteur: une armée de jeunes filles et garçons de salle s’activent tout en restant à l’affût du moindre regard des clients. « Nous considérons que dans le restaurant, nous sommes des comédiens sur scène, » nous expliquera plus tard Jeronimo Moreira, manager du Prince d’Orange et de trois autres restaurants – La Brasserie Mellaerts et la Brasserie du Heysel – sous la houlette d’une même direction. « Dans la salle se déroule en permanence un ballet de serveurs efficaces. Leur rôle est de fournir un service personnalisé et humain à chaque personne. » Et ce faisant, il s’éclipse participant personnellement avec plus d’enthousiasme encore au service, en guise d’exemple. Son oeil vif, cette aptitude à ne rien rater témoignent d’une expérience et d’une motivation exceptionnelles.

Il est vrai qu’aujourd’hui la qualité du service se perd un peu partout. Ici, il semblerait qu’il soit capital de le maintenir à u niveau élevé. Nos entrées sont là: un foie gras au torchon fait maison et un foie gras poilé. En les savourant, nous ne pouvions décider de ce qui était le mieux réussi: de vraies saveurs goûtant la « touche maison » d’exception chacune en leur genre. La suite devait tout autant nous régaler: un vol au vent de volaille aux morilles et un filet pur béarnaise, des plats que nous connaissons par coeur et pour lesquels nous sommes d’autant plus difficiles. Il faut être fort pour nous surprendre et le chef y est parvenu haut la main. A une époque où le surgelé a tendance à s’introduire même sur les meilleures tables, ce n’était pas le cas ici. Les morilles était fraîches car elles n’avaient pas cet arrière-goût aqueux éminemment désagréable. Je n’émettrais qu’une onomatopée « Waow! »

Le sommelier de la maison nous avait recommandé un bordeaux 2007 de choix: son étiquette en disait long sur la provenance et son bouquet se développait lentement en bouche dévoilant des arômes terreux agrémentés de notes de  fruits rouges et délicieusement capiteux.

Après un repas de cette qualité, il est bon, lorsque l’on est fumeur de savourer une cigarette « digestive » ou – pourquoi pas un cigare? – Les fumoir se situait à deux pas de notre table mais nous ne nous en sommes même pas doutés car impossible de détecter la moindre fumée.

Terminant la soirée en savourant l’excellente bouteille de bordeaux, nous nous sommes tout de même laissé tenter par le dessert: l’île flottante et le tiramisu au speculoos. Malgré le repas copieux, ils nous semblèrent léger. En effet, le dosage des ingrédients apportait la bonne touche sucrée de fin de repas sans surcharger.

Voilà donc une soirée mémorable au coin du feu touchant à sa fin mais il est clair que nous y retournerons sans tarder.

Brasserie du Prince d’Orange – Av. du Prince d’Orange 1 – 1180 Bruxelles – 02 375 23 05 - www.restauration-nouvelle.be

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